La seule laiterie permettant aux Djiboutiens d’accéder aux produits laitiers est à l’arrêt.
On se souvient de ce que le dictateur Ismail Omar Guelleh a offert à son fils Aïnache Ismaïl Omar une laiterie clé en main à Douda, à la périphérie de la capitale djiboutienne, Djibouti-ville. Sous le nom de Douda Tazwid Industries. C’était en 2014.

La question de la provenance de l’argent ayant financé cette unité industrielle reste à ce jour sans réponse. Avec quel argent le fils a-t-il pu s’offrir la laiterie ? Ce n’était certainement pas avec l’argent d’Aïnache, car il n’avait jamais travaillé. D’où venait donc l’argent ?A Ismail Omar Guelleh de répondre.
Pour le grand public, cela témoigne de la gestion despotique et népotique des affaires du pays par le dictateur Guelleh.
Pire, les produits laitiers (laits ordinaires et yaourts) et les jus de fruits de cette Laiterie n’ont jamais été de qualité. Couramment, ces produits se gâtent, devenant impropres à la consommation.
L’autre élément à rappeler est que, dans la foulée, le dictateur a doté l’unité industrielle du monopole de la production et de la distribution des produits laitiers et autres jus de fruits sur l’ensemble du territoire djiboutien. D’où l’interdiction des importations de lait. Au lait de Douda, cela a valu, de la part des consommateurs devenus captifs, le qualificatif de lait forcé (Caano Qasab).
Aujourd’hui, la laiterie de Douda est à l’arrêt depuis presque deux semaines. Pourquoi ? C’est silence radio du côté de la famille dictatoriale. De toute manière, la transparence n’a jamais été dans ses habitudes.
Or, les importations de lait demeurent interdites. Le pays est donc privé de produits laitiers. Les restaurants, les cafés, les hôtels et les particuliers sont sans produits laitiers et sans jus de fruits.
Nous enquêtons sur cet arrêt brutal qui n’est pas le premier que connaisse la laiterie népotique et protégée de Douda.
Nous enquêtons également sur l’usine à pâtes alimentaires de l’autre fils du dictateur, Liban Ismaïl Omar.
A suivre de très près.